Traduire et cartographier les données de la submersion marine pour réduire la vulnérabilité potentielle des professionnels de la gestion de crise : proposition d’une méthode interdisciplinaire et d’une approche intersectorielle

  Servane GUEBEN-VENIERE, KEYROS, France
  Sophie LECACHEUX, BRGM, France
  Denis PARADIS, Météo France, France
  Sidonie CHRISTOPHE, IGN, France

Si le concept de vulnérabilité est essentiel à l’analyse des risques côtiers, il l’est tout autant lorsque le risque – en l’occurrence de submersion marine – survient. En situation de crise, et donc dans un temps relativement court, de nombreux acteurs professionnels doivent être en capacité d’interpréter les données spatio-temporelles du phénomène imminent pour se coordonner entre eux et répondre au mieux à la situation à venir. La mobilisation de cette capacité, dépendant à la fois du profil des acteurs à l’œuvre sur le terrain et de la représentation cartographique qui leur est en conséquence proposée, peut aussi être lue comme une forme de vulnérabilité des professionnels. Cette communication propose de partager la méthode de travail mise en œuvre dans le projet ANR Oracles, porté par le BRGM (2022 – 2025) visant notamment à étudier cette forme de vulnérabilité à travers le suivi de la trajectoire d’une donnée brute et les différentes étapes de traduction qu’elle doit subir pour devenir une information utilisable à chaque étape du processus de gestion de crise : la donnée brute d’aléa est ainsi traduite par 1/ les prévisionnistes de Météo France en prévisions météo marines et seuils de vigilance, par 2/ les experts territoriaux en conséquences en termes d’extension spatiale, qui serviront aux 3 / gestionnaires de réseaux techniques (transport, énergie, eau, etc.) pour fournir des seuils de vulnérabilités de ces infrastructures aux 4/ décisionnaires qui devront alors mettre en œuvre des plans d’action. Pour ce faire, un groupe d’utilisateurs opérationnels – permettant une approche intersectorielle entre chercheurs et gestionnaires – a été réuni sur deux terrains d’étude (le bassin d’Arcachon et la presqu’île de Gâvres). Ce travail repose également sur un consortium interdisciplinaire : ingénieurs en risques côtiers, ingénieurs prévisionnistes, chercheurs cartographes, chercheur géographe.

Mots clés : Vulnérabilité|submersion marine|trajectoire donnée spatio-temporelle|traduction|prévisions d’ensemble

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